L’heure du bilan ! Retour sur le premier tour du monde en solitaire de Clarisse Crémer, skipper Banque Populaire.

Clarisse a franchi la ligne d’arrivée le 03 février 2021 à 16h44 et 25 secondes (heure française) clôturant ainsi son premier Vendée Globe à bord du Mono Banque Populaire X ! Cinq ans après avoir découvert la course aux large, et deux ans après ses premiers bords en IMOCA, c’est la fin d’une superbe aventure, riche en émotions, pendant laquelle Clarisse a fait preuve d’audace et de courage. 


Entre joies et doutes, une aventure forte en émotion !

Le 8 novembre 2020, Clarisse s’est élancée à la conquête de l’Everest des Mers. Un challenge qui lui a réservé son lot de surprises et que la jeune skippeuse nous a fait vivre au quotidien. Après un début de course mouvementé, en raison des conditions météo, Clarisse a pris rapidement ses marques et enclencher le mode compétition. 
C’est donc sans escale et sans assistance, mais non sans émotions, que Clarisse a passé les 3 caps du parcours Vendée Globe : Bonne Espérance, Leeuwin et Horn. La skippeuse a notamment dépassé la latitude de Salvador de Bahia où elle n’était jamais descendue plus au Sud et chaque petit pas fût une victoire. 

« C’est une histoire de compromis entre aller vite tout le temps et me préserver. J’apprends à me connaître. C’est une vraie leçon de vie ».

Une arrivée à la 12ème place du classement, sous l’accueil chaleureux des Vendéens !

87 jours de course et un record du monde féminin plus tard : Clarisse boucle la fin de son premier tour du monde en solitaire le 3 février 2021, après avoir mené une course admirable ! Alors que la ligne d’arrivée se profilait, Clarisse a dû ralentir la cadence en raison d’une mer déchainée mais termine cette course en répondant aux objectifs qu’elle s’était fixés : arriver entre la 8ème et 15ème place du classement. Après avoir été félicitée par l’ensemble de l’équipe Banque Populaire puis sous les acclamations du public lors de sa remontée du chenal, Clarisse a livré ses premiers mots…

« 12e, c’est un joli chiffre. Moi ce que je regarde, c’est plus mon parcours, mes trajectoires, mes choix météo, la manière dont j’ai pu gérer mes soucis. »


« En 3 mois, on vit 10 ans d’émotions. C’est un accélérateur de vie. J’ai pleuré de joie tous les jours, pas de désespoir. C’est quelque chose en termes d’émotions le Vendée Globe. »


« Je suis fière d’avoir atteint un objectif. Fière aussi de tout ce que l’on a fait avec l’équipe. J’ai eu la chance qu’on vienne me proposer le Vendée Globe. On m’a fait confiance, et j’avais la ‘niaque’ pour être à la hauteur de cette confiance. »
 

Au creux de ses réflexions qui dressent l’esquisse d’un premier bilan, Clarisse donne l’impression que ce Vendée Globe est avant tout une expérience précieuse et enrichissante pour construire l’avenir, sur terre comme en mer.

Visuel en-tête : Clarisse Crémer, Crédit photo : Banque Populaire