Vendée Globe : débrief du premier mois de course pour Clarisse Crémer


Clarisse Crémer, 30 ans, s’est élancée sous les couleurs Banque Populaire pour son premier tour du monde à la voile, sans escale ni assistante ! Un challenge d’autant plus intéressant à suivre que la jeune skippeuse s’attache à retranscrire toutes les étapes et les émotions traversées pendant ces dernières semaines. Et il y en a eu ! Avec franchise, Clarisse


Plus d’un mois après le départ !

Le 8 novembre dernier, au départ des Sables d’Olonne, Clarisse Crémer s’élance sur son premier tour du monde en solitaire. A la conquête de l’Everest des mers, Clarisse prend rapidement ses repères. Bien sûr, et ce n’est pas la jeune skippeuse qui vous dira le contraire, chaque jour réserve son lot de surprises. Forcément, on ne traverse pas le globe comme un long fleuve tranquille.
Alors, avec émotion et beaucoup de sincérité, Clarisse partage ses joies, ses peines et ses doutes. Son naturel et sa combativité gagnent le cœur du public au fil des semaines et pas que ! Ses capacités de navigatrice et sa bonne lecture de l’échiquier lui permettent de grappiller, au fil des semaines, quelques places. A quasi mi-parcours, Clarisse lance ses voiles entre le premier et le second peloton. Une très belle performance pour cette navigatrice qui évolue sur un bateau qui n’est pas doté de foils ; des appendices qui permettent de gagner en rapidité !  

Sortie de l’océan indien, entrée dans l’océan Austral 

En cette fin d’année, les skippers goutent aux plaisir de l’océan indien. Les bleus du ciel sont profonds, changeants, la mer est formée et dessine des toboggans sur lesquels les bateaux prennent de la vitesse. Aussi redouté qu’estimé, cet océan condamne les marins à vivre en intérieur comme l’explique Clarisse « je me risque de temps à autre à sortir la tête dehors, les voiles sont comme il faut ? Les bouts ne traînent pas dans l’eau ? Tout a une tête normale ? La nuit c’est un numéro d’équilibriste avec une lampe torche à travers les hublots pour essayer d’apercevoir quelque chose entre deux vagues qui submergent le bateau. On est bien content quand tout va bien car on n’a en réalité aucune envie de sortir dehors. »

Là-bas, le trafic maritime est inexistant, le répit est rare et l’effort est constant. Et il faut tenir car après le cap Leeuwin, c’est l’océan pacifique qui leur ouvre ses bras ! C'est la partie la plus engagée de la course. Les éléments sont d'une rare violence et il faut redoubler d'attention puisque les marins sont isolés de tout et loin de tous secours.

Suivez l’aventure de Clarisse Crémer !

Pour vivre en temps réel l’aventure de la skipper banque populaire, plusieurs options :  

 

Crédits photos : Clarisse Cremer